Chers adhérents et signataires de la pétition


Quoi de neuf depuis notre dernier courrier fin octobre ?

Les jours ont raccourci, les feuilles sont tombées des arbres et la neige sur le Morbihan. Et la pluie sur Belle Ile, qui a rempli nos barrages !

Cependant, les unités des Grands Sables fonctionnent, pour tenir le contrat des 100 000 m3 commandés à la Saur par la CCBI !

Nous continuons à travailler dans les directions suivantes :

  • Informations de l’association  par la consultation des documents officiels et autres doc techniques,
  • Informations des élus locaux
  • Information des adhérents et signataires
  • Information, rencontre, sensibilisation et demande de positionnement des élus à la Région et au Département.
  • Étude et analyse des documents pour comprendre au plus près ce qui est projeté et les enjeux du projet pour les décideurs

Avec vous, nous faisons le point sur les actions menées par Eaux Douces en novembre et décembre

et vous souhaitons une très belle année 2011, pluvieuse et… ensoleillée !

Bonne lecture !


  1. Combien de signataires à la pétition d’E.D. ?
  2. Quelles démarches ont été entreprises : rendez-vous, courrier, lectures, réunions publiques ?
  3. Qu’en est-il de l’eau aujourd’hui ?
  4. Où en est le projet de dessalement ? Que peut-on apprendre des documents consultables à la CCBI ?
  5. Que se passe-t-il dans les conseils communautaires ?
  6. Quelle est la position des élus ?
  7. Qu’en pense-t-on au Conseil Régional ? Et au Conseil Général (département) ?
  8. Que nous apprend la lecture du dossier de la crise 2005/2006 ?

Autant de points auxquels nous allons tenter de vous répondre !



  1. Combien de signataires à la pétition d’E.D. ?

189 adhérents, 812 signatures papier (en majorité des habitants de Belle Ile qui compte au total 5300 résidents) et 2513 signatures électroniques sur notre site et celui de Cybe@cteurs

  1. Quelles démarches ont été entreprises : rendez-vous, courrier, lectures, réunions publiques ?

2 novembre, rencontre des élus Verts et Europe écologie : Sensibilisés au

problème de l’eau en général et intéressés à la problématique de Belle ile,

ils apportent leur connaissance de la gestion de l’eau, notamment à Cap

Lorient, et proposent de servir de relais pour informer les élus du

département et de la région.

10 novembre, lettre aux services de l’Etat qui doivent donner les autorisations pour le projet, afin de les alerter.

Copie adressée à IFREMER qui répond qu’ils n’ont pas été consultés sur ce projet, mais restent à notre disposition.

Commentaire Eaux Douces : avec l’adhésion à cette « nouvelle » structure, l’eau devient un produit marchand privatisé à fort enjeu économique,et non une ressource naturelle à gérer avec respect !

24 novembre, réunion d’information/échanges d’Eaux Douces à Locmaria salle de Lannivrec

Environ 25 personnes étaient présentes. Un petit groupe qui s’était déplacé pour information et échanges fructueux. Le collectif « Eau d’île » était représenté et s’est exprimé sur son souhait de regrouper tous les insulaires opposés au projet.Les échanges, riches, se sont poursuivis après le film documentaire.

Les deux compte-rendu des 15 et 29 octobre que vous avez reçu dans la lettre d’inf’eau N°1 ont été adressés aux élus communautaires et municipaux pour information.

  1. Qu’en est-il de l’eau aujourd’hui ?

Les Barrages d’Antoureau et de Borfloch sont pleins

Le barrage de Bordilla qui doit être vidé pour diagnostics avant travaux est quasi plein et la vanne est ouverte en sortie vers la mer.

La station de dessalement des Grands Sables a continué à fonctionner et à produire de l’eau acheminée vers Borfloch en novembre et décembre.
 

  1. Où en est le projet de dessalement ? (voir aussi conseils communautaires) Que peut-on apprendre des documents consultables à la CCBI ?

La phase « PRO » (projet) a été validée lors du Conseil Communautaire de Novembre.

Le Dossier « PRO » est disponible à la consultation sur place à la CCBI. (Sous certaines conditions : par exemple, un adhérent n’a pu y avoir accès car la directrice n’était pas présente) 

Il comprend près de 800 pages. Une synthèse de 8 pages en a été remise aux élus avant le vote du 18 novembre. Il s’agit du « projet » qui a été approuvé au conseil communautaire du 17 novembre

Cette synthèse est téléchargeable sur notre site menu téléchargement

Il y aurait beaucoup de choses à en dire. Pour le moment, nous relevons ces deux informations de taille :

Coût de l’énergie  pour produire  l’eau  dessalée : six fois et demie de plus que pour produire l’eau douce
Fonctionnement de l’unité de dessalement : de Novembre à Février, pour approvisionner en eau potable les résidents à l’année et ne pas toucher aux réserves des barrages qui se reconstitueraient pour l’été.

Dossier d’enquête publique provisoire

Nous avons pu nous procurer le « dossier d’enquête publique provisoire » qui comporte entre autres les coûts prévisionnels et l’étude d’impact des rejets. Il est téléchargeable sur notre site.

L’étude d’impact, réalisée par Sogreah, le bureau de maîtrise d’oeuvre, a été réalisée « à distance », sans aucune recherche in situ.

Réunis le 16 novembre, les services de l’État ont demandé un complément d’informations concernant le site de Port Guen où s’effectueront les pompages d’eau de mer.et le site de Kerzo en Sauzon où se feront les rejets.
  1. Que se passe-t-il dans les conseils communautaires ?

17 novembre, conseil communautaire

Le document appelé « projet », qui clôt la partie théorique et ouvre le champ à la préparation de l’enquête publique  a été voté à 17 voix, une abstention et une voix contre. ( le volet financier y reste très sommaire).

13 décembre, conseil communautaire

Les élus reçoivent un protocole d’adhésion au SDE (syndicat départemental de l’eau) nouvelle formule, la compétence de cette société mixte à statut privé peut prendre les compétences production d’eau, traitement, distribution, facturation, collecte et traitement des eaux usées. Le vote interviendra en janvier.

Un membre d’eaux douces présent au conseil communautaire de décembre interpelle le conseil au sujet du fonctionnement de l’unité de dessalement de novembre à février. Il lui est répondu que c’est seulement une simulation et que E.D. interprète les informations de manière abusive. Où pouvons-nous donc trouver les « bonnes informations » ?


  1. Quelle est la position des élus ?

Il nous est très difficile de répondre à cette question. Dans le privé, ils sont majoritaires à douter du bien fondé de ce projet, mais continuent à voter massivement pour !

  1. Qu’en pense-t-on au Conseil Régional ? Et au Conseil Général (département) ?

7 décembre, nous avons été reçu par Monsieur Thierry Burlot, vice président du Conseil Régional chargé de l'eau, de l'environnement et de la biodiversité à la Région Bretagne, suite à notre courrier du 10 novembre.

Monsieur Burlot nous écoute avec intérêt et nous rejoint sur de nombreux points. Il reconnaît la nécessité de mener une étude globale sur le développement de Belle Île avant de décider de la quantité et du mode de production d’eau potable, plutôt que d’adopter une position de « fuite en avant ». La région étant co-financeur du projet, il propose de recevoir Monsieur Le Gars pour entendre ses arguments en faveur du projet et nous conseille l’organisation d’un débat public réunissant les représentants de la CCBI et ceux d’Eaux Douces, chacun amenant deux ou trois experts neutres. Il propose d’être présent pour exposer le positionnement de la Région.

 7 janvier, nous avons rendez-vous avec un conseiller général (département). Monsieur Brien, conseiller général de Belle Ile, s’est prononcé contre le projet dans son état actuel, dans la gazette de novembre.

  1. Que nous apprend la lecture du dossier de la crise 2005/2006 ?

Dossier de crise 2005/2006

Nous disposons du dossier de la crise de 2005/2006 comprenant les comptes-rendus du comité de pilotage. Notre objectif est d’avoir un maximum d’éléments objectifs pour déterminer les causes du manque d’eau de 2005/2006, d’où découlent les solutions à mettre en oeuvre.

En bref :

Si l’on constate que l’année pluviométrique fut exceptionnellement sèche, les analyses montrent l’importance des captages pour l’approvisionnement en eau.

Seuls deux captages étaient en service, les autres ayant été démantelés en 1995.

Les trois captages de Borfloch (Port Guen), Bordustard et Loqueltas fournissent au moins la moitié des besoins en eau de Belle Île. Ils sont remis en service début 2006 ainsi que le pompage du Colety qui est créé (d’après le SDE c’est une ressource majeure 170 000m3/an à lui seul)

Dès mars 2006, les réserves sont suffisamment reconstituées pour lever le plan d’urgence.

Les captages en vallons remplissent tous les espoirs… et les barrages, plus vite que prévu ! On parle de «remontée spectaculaire des réserves » (CR du 10 mars 2006)

Les unités des Grands Sables, installées en sécurité, n’ont jamais eu à jouer leur rôle et ont uniquement fonctionné pour l’entretien du matériel.

À long terme est évoquée l’installation de citernes individuelles « les autorités locales vont lancer une campagne d’information afin d’inciter les habitants de Belle-Ile-en-mer à construire des citernes de stockage de l’eau à usage non domestique. »

Il est également mentionné de « mener une étude approfondie et exhaustive des différentes solutions sans en exclure aucune et sous tous les aspects techniques, administratifs et financiers. » (doc situation de l’eau au 1er janvier 2006)

Les élus et gestionnaires, et notamment Monsieur Bannet, président de la CCBI et Madame Illiaquer, responsable des services de la CCBI, ont été fortement éprouvés par la situation. Nous comprenons qu’ils ne souhaitent pas revivre une telle situation. Les habitants de Belle île ne le souhaitent pas plus, d’ailleurs.



Tous les documents mentionnés sont téléchargeables sur notre site. En page d’accueil, menu « téléchargements » en haut de page.

Vous avez des questions, des suggestions, vous voulez vous joindre à nous pour réfléchir et agir ?

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Bien cordialement

L’équipe d’Eaux Douces